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MOSAIK RADIOS - CINEMA

  • « Ouistreham », haut de l'affiche pour les travailleuses

    Déjà célébrées à Cannes, les comédiennes du film d'Emmanuel Carrère se lancent à la conquête des salles obscures

    Rien n’est trop beau pour la classe ouvrière, et son bonheur fait plaisir à voir. À l’issue de la projection de Ouistreham, en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, les comédiennes ne s’attendaient pas à cette interminable ovation qui rappelait celle accordée aux GM&S venus soutenir, en 2019, le film de Lech Kowalski On va tout péter. Elles ne s’en sont toujours pas remises. « De tout Cannes, c’est l’ovation qui m’a le plus touchée. C’était magique. C’est impossible à oublier. On ne s’attendait pas à ça. C’était terrible. J’avais la chair de poule. Psychologiquement, on n’avait pas été préparées », avoue Évelyne Porée, qui en a pourtant vu d’autres. « On ne savait plus où se mettre, ni quoi faire sur scène », se souvient Léa Carne. « Dès le début, je me disais : “J’espère qu’on va aller à Cannes.” J’avais déjà imaginé ma robe. Avant d’y aller, Cannes était un rêve. Je voulais monter les marches. Du coup, j’en ai pris plein les yeux. J’ai dégusté chaque moment et j’ai adoré », avoue Emily Madeleine.

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  • FRANCE UN FILM DECAPANT SUR LES MEDIAS ET LA VIE AVEC UNE ACTRICE SUBLIME

    Deux ans après « Jeanne », Bruno Dumont narre le chemin de croix d’une journaliste dans un film trompeur et sidérant.

    Le onzième long-métrage de Bruno Dumont a été hué par le public de Cannes, disent les échos qui sont parvenus au reste du monde. De quoi l’enrober d’une aura de mystère. Dumont a-t-il accouché d’un film maudit ? En tout cas, l’apparition d’Emmanuel Macron dans les premières minutes du film, qui fait face à Léa Seydoux à la faveur d’un montage très Internet, a tout d’un mauvais rêve. La manipulation d’images cherche à placer le film en deçà du cinéma, dans l’espace ingrat de l’image mensongère qui ne se cache pas : le président, incrusté sur fond vert, a l’air d’un géant face au parterre de journalistes. Léa Seydoux mime une sodomie à l’adresse du chef de l’État. L’inverse du mystère. Qui peut se satisfaire d’un tel avilissement ?

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  • Bacurau, un somptueux appel à la résistance

    Bacurau, Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles Brésil-France, 2 h 10
    Dans un futur proche, les habitants d’un village du Nordeste brésilien résistent à leurs agresseurs. Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles mêlent la fable sociale, le western et la science-fiction. Dérangeant.

    Sophie Joubert, l'Humanité

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  • John Landis : « Godzilla est entré à la Maison-Blanche »

    Avant de rejoindre les Tropicales à Bordeaux, le cinéaste John Landis était l’invité d’honneur du Sofilm Summercamp à Nantes. Entretien exclusif avec un hall of famer de la pop culture, le réalisateur mythique des Blues Brothers.

    Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale de l'Humanité

    John Landis assemble les genres. Il les accumule jusqu’à ce qu’ils deviennent son genre. C’est un cinéaste de l’arborescence visuelle, où sous des strates fantasques, couve le drame social – Animal House – et où le film noir se figure en comédie romantique – Série noire pour une nuit blanche.

     L’enfant de Chicago exilé très tôt aux portes d’un Disneyland à peine sorti de terre choisit le cinéma pour obsession. Il devient son manège ou sa galerie aux miroirs déformants. Le cinéma est son barnum retranscrit en Cinémascope : de la réalisation du clip Thriller, de Mickael Jackson, au Loup-Garou de Londres, en passant par le western burlesque Trois amigos, il n’invente pas un univers, il le décale et fait entrer le spectateur dans un cinéma parallèle où la réalité porte toujours une veste à paillettes ou des lunettes noires.

    Le regard de John Landis ne camoufle en rien l’enfance dans ce qu’elle a de plus étonné sur le monde et de plus facétieux. Tout se transforme avec lui en un drôle de récit. Même son récent accident à la jambe devient un prétexte à une histoire comique dont il est pourtant le héros malchanceux. Le jour de notre entretien, la matinée avait mal commencé avec l’ahurissant comportement de Donald Trump face à l’Iran et les questions de cinéphile n’étaient pas le sujet du jour…

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  • Cinéma : Il était une fois dans le Nord, trois calamités

    Rebelles d'Allan Mauduit. Un film qui dynamite comédie sociale, polar et western avec à la manœuvre des actrices de grande classe.

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