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MOSAIK RADIOS - CINEMA

  • Charles Aznavour et le cinéma : 80 rôles de Truffaut à Chabrol

    Charles Aznavour et Giovanna Ralli, Horace 62

    Charles Aznavour disparu le 1 octobre 2018 à l'âge de 94 ans était aussi comédien. Une activité loin d'être marginale dans sa carrière. Entre films de cinéma et téléfilms, il s'est vu confier 80 rôles. De vieil Arménien en vieux Juif, de Truffaut à Chabrol en passant par Granier-Deferre et Volker Schlöndorff, il a été récompensé en 1997 par un César d'honneur pour l’ensemble de sa carrière.

    Charles Aznavour a commencé au cinéma dès 1936. Le petit Shahnourh Varinag Aznavourian a alors 12 ans et il est à l'affiche de "La guerre des gosses" de Jacques Daroy. Mais son premier film très important sera tourné deux ans plus tard, "Les disparus de Saint-Agil" de Christian-Jaque, un film que l'on dirait aujourd'hui chorus avec une pléthore d'artistes de premier plan et parmi les adolescents acteurs, deux autres jeunes appelés à une carrière dans la chanson, Marcel Mouloudji et Serge Reggiani !

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  • UN PEUPLE ET SON ROI

    un peuple et son roi.jpgUn peuple et son roi Pierre Schoeller France, 2 h 1
    Sept ans après l’Exercice du pouvoir, Pierre Schoeller a réalisé Un peuple et son roi. Un film très attendu en hommage à la Révolution française, de la prise de la Bastille à la décapitation de Louis XVI.

    Les Parisiens ont la tête dans l’azur. La Bastille prise, ce 14 juillet 1789, le peuple gobe le soleil comme un jaune d’œuf, un rayon de miel. Trois ans et demi plus tard, le 21 janvier 1793, la monarchie est décapitée. Là aussi, il fallait inventer un ciel, une foule, trouver les moyens de restituer la densité capitale du moment et tout à la fois sa portée.

    Entre le soulèvement populaire et le renversement du pouvoir royal, Pierre Schoeller restitue le processus dynamique, le cheminement accidenté de la Révolution. La tâche était ardue tant les matériaux à manier sont considérables, tant il faut de forces créatrices pour rendre à la vie des faits historiques, les hisser à hauteur de perception sensitive et réflexive. Il fallait aussi une grande ambition, une immense confiance dans son sujet. Quelque sept années de travail ont précédé la réalisation du film, incluant nombre de consultations d’archives, d’échanges avec des historiens. L’hommage que rend le cinéaste à la Révolution impliquait de déployer les répertoires d’événements et d’images depuis les manuels à plat, se forcer à choisir sans rien amputer. Pleine réussite.

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  • BlacKkKlansman

    BlacKkKlansman. J’ai infiltré le Ku Klux Klan Spike Lee, États-Unis, 2 h 8
    Spike Lee signe une farce politique intelligente et jubilatoire. À travers l’histoire de Ron Stallworth, un policier afro-américain de Colorado Springs qui a réussi, en 1978, à se faire admettre au sein de l’organisation suprémaciste blanche KKK.

    Colorado Springs au tout début des années 1970. Richard Nixon brigue un second mandat ­présidentiel. La police locale cherche à recruter des citoyens appartenant aux « minorités ». Ron ­Stallworth (John David Washington) est noir. Il décide de postuler avec détermination.

    La séquence de ­recrutement vaut son pesant de rhétorique tordue. Ron en est convaincu, le racisme endémique peut se combattre depuis l’intérieur du système. Une mission d’infiltration parmi les participants à un meeting organisé par les étudiants noirs de l’université va quelque peu ébranler les certitudes de Ron.

    Sa rencontre éblouie avec la brillante présidente du mouvement étudiant Patrice (Laura Harrier) contribuera à la déstabilisation. Il enregistre en douce le discours du leader Kwame Ture, appel vibrant à la ­reconnaissance de la « beauté noire » et à la prise du pouvoir par les opprimés en armes. Ron l’écoute. Nous aussi, et Spike Lee prend soin de détourer les visages qui incarnent ce concept politique.

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  • CHAMPIONS : UN REGAL !

    Champions est une comédie dramatique espagnole réalisée par Javier Fesser. Le film sort le 6 avril 2018 en Espagne et le 6 juin 2018 en France.

    « Vous allez adorer les supporter. » C’est l’accroche du film espagnol Champions, sorti en France ce mois-ci : un entraîneur de basket est condamné à des travaux d’intérêt général pour conduite en état d’ivresse. Sa peine : quitter le prestigieux club de Madrid pour aller entraîner pendant trois mois une équipe de basket composé d’handicapés.

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  • Quand l’amour passe en fraude - Palme d'or. Cannes 2018

    Dominique Widemann, l'Humanité

    Dans Une affaire de famille, le traitement des personnages distribue équitablement les complexités émotionnelles. Le Pacte

    Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda. Le réalisateur japonais est un habitué de la Croisette. Après Tel père, tel fils, Notre petite sœur, Hirokazu Kore-eda amplifie la charge transgressive de sa mise en examen des relations familiales, son thème de prédilection.

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